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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : SOS Méditerranée - flash info - 26/6/2020

Hier, 118 personnes dont 21 mineurs ont été secourues par nos marins-sauveteurs et sont actuellement à bord de l’Ocean Viking.

Le matin, alors que nous faisions route vers la zone de recherche et de sauvetage au large des côtes libyennes, nous avons reçu un premier signalement de détresse. A bord d’une embarcation en bois, 51 personnes majoritairement originaires du Pakistan et d’Erythrée, dérivaient sous un soleil de plomb à une trentaine de kilomètres de l’île de Lampedusa. A midi, après 1h30 d’opération de sauvetage, l’ensemble des rescapés dont une femme enceinte et cinq mineurs avaient pu rejoindre l’Ocean Viking.

Peu après, dans l’après-midi, nous avons reçu un nouveau signal de détresse envoyé par un avion humanitaire survolant la zone de recherche et de sauvetage maltaise. A 18h30, 67 personnes sur une petite embarcation à la dérive à environ 100 kms au « sud-sud-ouest » de l’île de Lampedusa, ont été secourues par nos équipes. Sur ce second bateau de fortune, les rescapés sont majoritairement originaires du Bangladesh et du Maroc.

Après deux opérations de sauvetage en moins de cinq heures, 118 personnes sont désormais saines et sauves à bord de notre « navire ambulance ».

Dès leur arrivée sur l’Ocean Viking, tous les rescapés sont pris en charge par notre nouvelle équipe médicale. Des mesures strictes sont mises en place pour réduire au maximum le risque de propagation du Covid-19 à bord : tests réguliers de la température, gestion de la circulation sur le navire, port du masque par tous les rescapés…etc.

Aujourd’hui, nos équipes se tiennent prêtes à porter secours à d’autres personnes en détresse en mer alors que les départs des côtes libyennes se poursuivent.

Notre présence est essentielle et elle est possible grâce à vous. Guidés par notre devoir d’humanité, nous continuons et pour cela, plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien !

Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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